Appel en ligne
Patrimoine du sel en Méditerranée. Le cas de Malte
Introduction à la candidature
L’étude du sel, qu’elle concerne les recherches sur les salines, les savoirs des gens de métiers, les organisations de son exploitation et/ou de son commerce, ont intéressé un grand nombre de chercheurs, quelle que soit la période envisagée. Le sel est en effet une ressource attestée depuis la Préhistoire et son exploitation est encore aujourd’hui indispensable. Pendant longtemps, son étude est restée contrainte aux seuls documents qui étaient alors accessibles et exploitables, à savoir les données textuelles (sources et épigraphie) pour les périodes anciennes, auxquelles se sont ajoutées les données des archives et cartographiques pour les époques postérieures.
La discipline a connu un nouvel essor au début des années 2000 avec la découverte des ateliers de bouilleurs de sel sur la côte atlantique puis celle de salines antiques en Méditerranée et en Atlantique. Ces découvertes ont permis de travailler sur les méthodes de production et ont ainsi relancé une série d’études sur les pratiques et les savoirs au travers des âges.
Depuis quelques années, les apports des analyses spatiales et des études de chimie organique, associés aux travaux de géomorphologie, ont permis de pousser encore plus loin les possibilités de recherche, et dynamisé l’étude de cette ressource.
L’atelier doctoral vise donc à ce que puissent dialoguer des spécialistes de différentes disciplines et horizons, et surtout qu’ils puissent pleinement participer à la formation de doctorants ou jeunes docteurs travaillant sur le sel, en acquérant des compétences qui leur serviront dans la poursuite de leurs travaux de recherche. La formation des jeunes chercheurs aux traitements de données est donc fondamentale, ceci afin qu'ils puissent élaborer des protocoles adaptés à leur problématique et développer une recherche de haut niveau.
Le choix de Malte se justifie par le patrimoine salin important dont l’île dispose, et parce que l’accès des participants au terrain pour y mener les formations pratiques est assuré. L’île possède en effet deux grandes salines antiques et médiévales (Xwejni et Gozo) qui n’ont pas fait l’objet d’une étude interdisciplinaire. L’atelier s’organisera autour de formations théoriques données par des experts internationaux, de la présentation des travaux des doctorants (problématique de recherche, méthodologie, premiers résultats) et des ateliers pratiques menés par groupes sur le terrain (recherches en archives, prises de vue par drone, relevés de terrain, enquêtes auprès des entreprises salicoles). L’atelier accueillera des doctorant(e)s de toute nationalité travaillant sur la question du sel, quelle que soit la période, préférentiellement en contexte méditerranéen.
Objectif, intérêt et déroulé de l’atelier
L’objectif de l’atelier est de proposer un état des lieux des recherches sur le patrimoine salin en Méditerranée sur la longue durée, en offrant une place importante aux nouvelles méthodes d’acquisition de données et aux outils dédiés à leur traitement.
Les thèmes abordés pour le traiter porteront sur des approches traditionnelles (recherches en archives, prospections et fouilles archéologiques, géomorphologie), confrontées aux nouvelles technologies (usage de l’imagerie satellitaire, LiDAR, analyses chimiques). Les journées s’articuleront entre formation théorique le matin et formation pratique l’après-midi. Les matinées seront consacrées à des interventions d’ordre théorique et/ou méthodologique développées à partir d’études de cas ou de recherches en cours par les intervenants, experts internationaux sur le sujet.
Les après-midis seront réservés à la présentation des travaux des doctorants (problématique de recherche, méthodologie envisagée, premiers résultats) et à des ateliers pratiques menés sur le terrain des salines de Malte (recherches en archives, prises de vue par drone, relevés de terrain, enquêtes auprès des entreprises salicoles).
Le principal attendu de cette formation sera de susciter le développement d’un réseau de chercheurs et jeunes chercheurs, en favorisant le croisement des différentes spécialités, et en étroite collaboration avec les réseaux internationaux déjà existants. De nouveaux projets de jeunes chercheurs et/ou chercheurs pourront émerger à l’issue de l’atelier doctoral.
Dossier de candidature
Lors de l’atelier, il sera demandé aux doctorant.e.s de présenter leur recherche en insistant aussi sur les aspects méthodologiques et techniques. Les langues de l’atelier doctoral sont l’anglais, le français et l’italien.
Le dossier de candidature comprendra deux pièces à attacher directement au formulaire en ligne avant le 15 janvier 2025 au format pdf :
- Champs « lettres » (un seul pdf) : une lettre de motivation spécifiant les attendus de cet atelier (1 page max.)
- Champs « CV » (un seul pdf) : un curriculum vitae (3 pages max.) et un résumé du projet de thèse (1 - 2 pages max.)
Les candidats retenus pour l’atelier seront prévenus avant le 30 janvier 2025 et seront tenus d’assister à l’ensemble des séances. Les frais de transport et d’hébergement sont pris en charge.
Organisateurs :
- K. Schörle, CNRS, Aix-Marseille Université, Centre Camille Jullian
- T. Gambin, Department of Classics and Archaeology, University of Malta
- E. Botte, CNRS, Aix-Marseille Université, Centre Camille Jullian